MPSI · Espaces vectoriels

Sous-espaces vectoriels

Question

Un espace comme R3\mathbb{R}^3 regorge de sous-ensembles : une droite, un plan, une sphère, le « premier octant »… Lesquels sont eux-mêmes des espaces vectoriels ? Revérifier tous les axiomes pour chacun serait interminable : existe-t-il un critère qui tranche en une ligne ? Et une fois qu'on sait reconnaître ces sous-espaces, comment en fabriquer de nouveaux à partir de deux déjà connus — en les recoupant, en les additionnant ?

Définition et exemples

Définition 1 : Sous-espace vectoriel

Soit FP(E)F\in\mathcal{P}(E). On dit que FF est un sous-espace vectoriel de EE si :

  1. FF\neq\varnothing ;
  2. λ,μK, x,yF,λx+μyF\forall\lambda,\mu\in\mathbb{K},\ \forall x,y\in F,\quad \lambda x+\mu y\in F.

Proposition 1

FF est un K\mathbb{K}-sous-espace vectoriel de EE si et seulement si 0EF0_E\in F et, pour tous λK\lambda\in\mathbb{K} et x,yFx,y\in F, x+λyFx+\lambda y\in F.

Démonstration :

  • Supposons que FF est un sous-espace vectoriel de EE. Comme FF\neq\varnothing, fixons aFa\in F ; alors 0E=1a+(1)aF0_E=1\cdot a+(-1)\cdot a\in F. De plus, pour λK\lambda\in\mathbb{K} et x,yFx,y\in F, on a x+λy=1x+λyFx+\lambda y=1\cdot x+\lambda\cdot y\in F.
  • Réciproquement, supposons 0EF0_E\in F et λK, x,yF, x+λyF\forall\lambda\in\mathbb{K},\ \forall x,y\in F,\ x+\lambda y\in F. Alors FF\neq\varnothing. Pour αK\alpha\in\mathbb{K} et xFx\in F, en appliquant l'hypothèse à 0E0_E et xx, on obtient αx=0E+αxF\alpha x=0_E+\alpha\cdot x\in F : FF est stable par produit externe. Soient enfin λ,μK\lambda,\mu\in\mathbb{K} et x,yFx,y\in F ; alors λxF\lambda x\in F et μyF\mu y\in F, puis λx+μy=(λx)+1(μy)F\lambda x+\mu y=(\lambda x)+1\cdot(\mu y)\in F.

Ainsi FF est un sous-espace vectoriel de EE.

Test 1

L'ensemble F={(x,y)R2x+y=1}F=\{(x,y)\in\mathbb{R}^2 \mid x+y=1\} est un sous-espace vectoriel de R2\mathbb{R}^2.

Exemple :

  1. (Kn[X],+,)(\mathbb{K}_n[X],+,\cdot) est un sous-espace vectoriel de K[X]\mathbb{K}[X].
  2. (Cn(I,R),+,)(\mathcal{C}^n(I,\mathbb{R}),+,\cdot) est un sous-espace vectoriel de F(I,R)\mathcal{F}(I,\mathbb{R}).
  3. (B(I,R),+,)(\mathcal{B}(I,\mathbb{R}),+,\cdot) est un sous-espace vectoriel de F(I,R)\mathcal{F}(I,\mathbb{R}), où B(I,R)\mathcal{B}(I,\mathbb{R}) désigne l'ensemble des fonctions bornées sur II.
  4. L'ensemble des suites convergentes est un sous-espace vectoriel de KN\mathbb{K}^{\mathbb{N}}.
  5. (Tn+(K),+,)(\mathcal{T}_n^{+}(\mathbb{K}),+,\cdot) est un sous-espace vectoriel de Mn(K)\mathcal{M}_n(\mathbb{K}).

Exercice 1 : Deux sous-espaces vectoriels de ℝ³

On considère les ensembles

F={(x,y,z)R3x2y+z=0}etG={(x,y,z)R3x+y+z=0 et x2yz=0}.F=\{(x,y,z)\in\mathbb{R}^3 \mid x-2y+z=0\} \quad\text{et}\quad G=\{(x,y,z)\in\mathbb{R}^3 \mid x+y+z=0 \text{ et } x-2y-z=0\}.

Montrer que FF et GG sont des sous-espaces vectoriels de R3\mathbb{R}^3.

Solution :(cliquer pour afficher)

Cas de FF. On a 02×0+0=00-2\times 0+0=0, donc (0,0,0)F(0,0,0)\in F. Soient λR\lambda\in\mathbb{R} et (x,y,z),(a,b,c)F(x,y,z),(a,b,c)\in F. Alors (x,y,z)+λ(a,b,c)=(x+λa, y+λb, z+λc)(x,y,z)+\lambda(a,b,c)=(x+\lambda a,\ y+\lambda b,\ z+\lambda c), et

(x+λa)2(y+λb)+(z+λc)=(x2y+z)+λ(a2b+c)=0.(x+\lambda a)-2(y+\lambda b)+(z+\lambda c)=(x-2y+z)+\lambda(a-2b+c)=0.

Donc (x,y,z)+λ(a,b,c)F(x,y,z)+\lambda(a,b,c)\in F, d'où FF est un sous-espace vectoriel de R3\mathbb{R}^3.

Cas de GG. On a 0+0+0=00+0+0=0 et 02×00=00-2\times0-0=0, donc (0,0,0)G(0,0,0)\in G. Soient λR\lambda\in\mathbb{R} et (x,y,z),(a,b,c)G(x,y,z),(a,b,c)\in G. En posant u=(x+λa, y+λb, z+λc)u=(x+\lambda a,\ y+\lambda b,\ z+\lambda c), on a

(x+λa)+(y+λb)+(z+λc)=(x+y+z)+λ(a+b+c)=0,(x+\lambda a)+(y+\lambda b)+(z+\lambda c)=(x+y+z)+\lambda(a+b+c)=0,(x+λa)2(y+λb)(z+λc)=(x2yz)+λ(a2bc)=0.(x+\lambda a)-2(y+\lambda b)-(z+\lambda c)=(x-2y-z)+\lambda(a-2b-c)=0.

Donc uGu\in G, d'où GG est un sous-espace vectoriel de R3\mathbb{R}^3.

Remarque :

  1. Tous les plans de R3\mathbb{R}^3 passant par l'origine sont des sous-espaces vectoriels de R3\mathbb{R}^3.
  2. Toutes les droites de R3\mathbb{R}^3 passant par l'origine sont des sous-espaces vectoriels de R3\mathbb{R}^3.

Opérations sur les sous-espaces vectoriels

Proposition 2

Soit (Fi)iI(F_i)_{i\in I} une famille de sous-espaces vectoriels de EE. Alors iIFi\bigcap_{i\in I}F_i est un sous-espace vectoriel de EE.

Démonstration :

  • Pour tout iIi\in I, 0EFi0_E\in F_i, donc 0EiIFi0_E\in\bigcap_{i\in I}F_i.
  • Soient λK\lambda\in\mathbb{K} et x,yiIFix,y\in\bigcap_{i\in I}F_i. Pour tout iIi\in I, x,yFix,y\in F_i, donc x+λyFix+\lambda y\in F_i. Ainsi x+λyiIFix+\lambda y\in\bigcap_{i\in I}F_i.

D'où iIFi\bigcap_{i\in I}F_i est un sous-espace vectoriel de EE.

Définition 2 : Somme de deux sous-espaces vectoriels

Soient FF et GG deux sous-espaces vectoriels de EE. On appelle somme de FF et GG l'ensemble

F+G={x+y(x,y)F×G}.F+G=\{x+y \mid (x,y)\in F\times G\}.

Proposition 3

Soient FF et GG deux sous-espaces vectoriels de EE. Alors F+GF+G est un sous-espace vectoriel de EE.

Démonstration :

  • On a 0E=0E+0E0_E=0_E+0_E avec 0EF0_E\in F et 0EG0_E\in G, donc 0EF+G0_E\in F+G.
  • Soient x,yFx,y\in F, a,bGa,b\in G et λK\lambda\in\mathbb{K}. Alors (x+a)+λ(y+b)=(x+λy)+(a+λb)(x+a)+\lambda(y+b)=(x+\lambda y)+(a+\lambda b). Or x+λyFx+\lambda y\in F et a+λbGa+\lambda b\in G, donc (x+a)+λ(y+b)F+G(x+a)+\lambda(y+b)\in F+G.

D'où F+GF+G est un sous-espace vectoriel de EE.

Proposition 4

F+GF+G est le plus petit sous-espace vectoriel de EE contenant FF et GG.

Démonstration :

  • F+GF+G est un sous-espace vectoriel contenant FF et GG : pour xFx\in F, x=x+0EF+Gx=x+0_E\in F+G, donc FF+GF\subset F+G, et de même GF+GG\subset F+G.
  • Soit HH un sous-espace vectoriel de EE contenant FF et GG. Soit x+yF+Gx+y\in F+G avec xFx\in F et yGy\in G. Comme FHF\subset H et GHG\subset H, on a x,yHx,y\in H, et HH étant un sous-espace vectoriel, x+yHx+y\in H. Ainsi F+GHF+G\subset H.

D'où F+GF+G est le plus petit sous-espace vectoriel de EE contenant FF et GG.

Test 2

Si FF et GG sont deux sous-espaces vectoriels de EE, alors FGF\cup G est encore un sous-espace vectoriel de EE.

Exercice 2 : Somme égale à ℝ³

Soient F={(x,y,z)R3x+y+z=0}F=\{(x,y,z)\in\mathbb{R}^3 \mid x+y+z=0\} et G={(x,y,z)R3x=y=z}G=\{(x,y,z)\in\mathbb{R}^3 \mid x=y=z\}. Montrer que F+G=R3F+G=\mathbb{R}^3.

Solution :(cliquer pour afficher)

Soit (x,y,z)R3(x,y,z)\in\mathbb{R}^3. Cherchons (a,b,c)F(a,b,c)\in F et (α,α,α)G(\alpha,\alpha,\alpha)\in G tels que (a,b,c)+(α,α,α)=(x,y,z)(a,b,c)+(\alpha,\alpha,\alpha)=(x,y,z), c'est-à-dire

{a+α=xb+α=yc+α=z.\begin{cases} a+\alpha=x\\ b+\alpha=y\\ c+\alpha=z.\end{cases}

En sommant les trois lignes, a+b+c+3α=x+y+za+b+c+3\alpha=x+y+z. Comme la condition (a,b,c)F(a,b,c)\in F impose a+b+c=0a+b+c=0, on est conduit à poser

α=13(x+y+z),a=xα,b=yα,c=zα.\alpha=\tfrac{1}{3}(x+y+z),\qquad a=x-\alpha,\qquad b=y-\alpha,\qquad c=z-\alpha.

Réciproquement, avec ces valeurs, a+b+c=(x+y+z)3α=0a+b+c=(x+y+z)-3\alpha=0, donc (a,b,c)F(a,b,c)\in F ; de plus (α,α,α)G(\alpha,\alpha,\alpha)\in G et (a,b,c)+(α,α,α)=(x,y,z)(a,b,c)+(\alpha,\alpha,\alpha)=(x,y,z). Ainsi tout (x,y,z)R3(x,y,z)\in\mathbb{R}^3 appartient à F+GF+G, d'où F+G=R3F+G=\mathbb{R}^3.

Définition 3 : Somme directe

Soient FF et GG deux sous-espaces vectoriels de EE. On dit que FF et GG sont en somme directe si, pour tout xF+Gx\in F+G, la décomposition x=a+bx=a+b avec (a,b)F×G(a,b)\in F\times G est unique.

Proposition 5

Soient FF et GG deux sous-espaces vectoriels de EE. Les assertions suivantes sont équivalentes :

  1. FF et GG sont en somme directe ;
  2. (x,y)F×G,x+y=0E    x=y=0E\forall(x,y)\in F\times G,\quad x+y=0_E \implies x=y=0_E ;
  3. FG={0E}F\cap G=\{0_E\}.

Démonstration :

  • 121\Rightarrow 2. Supposons FF et GG en somme directe. Soit (x,y)F×G(x,y)\in F\times G tel que x+y=0Ex+y=0_E. Comme 0E=0E+0E0_E=0_E+0_E avec 0EF0_E\in F et 0EG0_E\in G, l'unicité de la décomposition donne x=0Ex=0_E et y=0Ey=0_E.
  • 232\Rightarrow 3. Soit xFGx\in F\cap G. Alors xFx\in F, xG-x\in G et x+(x)=0Ex+(-x)=0_E, donc x=x=0Ex=-x=0_E. Ainsi FG={0E}F\cap G=\{0_E\}.
  • 313\Rightarrow 1. Soient (x,y),(a,b)F×G(x,y),(a,b)\in F\times G tels que x+y=a+bx+y=a+b. Alors xa=byx-a=b-y avec xaFx-a\in F et byGb-y\in G, donc xaFG={0E}x-a\in F\cap G=\{0_E\} : x=ax=a et y=by=b. La décomposition est unique, donc FF et GG sont en somme directe.

Exercice 3 : Deux sous-espaces en somme directe

Soient F={(x,y,z)R3x+y+z=0}F=\{(x,y,z)\in\mathbb{R}^3 \mid x+y+z=0\} et G={(x,y,z)R3x=y=z}G=\{(x,y,z)\in\mathbb{R}^3 \mid x=y=z\}. Montrer que FF et GG sont en somme directe.

Solution :(cliquer pour afficher)

Soit (x,y,z)FG(x,y,z)\in F\cap G. Alors

{x+y+z=0x=y=z.\begin{cases} x+y+z=0\\ x=y=z.\end{cases}

La seconde condition donne x=y=zx=y=z, et la première devient 3x=03x=0, donc (x,y,z)=(0,0,0)(x,y,z)=(0,0,0). Ainsi FG={(0,0,0)}F\cap G=\{(0,0,0)\}, donc FF et GG sont en somme directe.

Définition 4 : Sous-espaces supplémentaires

Soient FF et GG deux sous-espaces vectoriels de EE. On dit que FF et GG sont supplémentaires dans EE si F+G=EF+G=E et FG={0E}F\cap G=\{0_E\}. Dans ce cas, on écrit FG=EF\oplus G=E.

Remarque :

FF et GG sont supplémentaires dans EE si et seulement si, pour tout xEx\in E, il existe un unique couple (a,b)F×G(a,b)\in F\times G tel que x=a+bx=a+b.

Test 3

Soient FF et GG deux sous-espaces vectoriels de EE tels que FG={0E}F\cap G=\{0_E\}. Alors FF et GG sont supplémentaires dans EE.

Exemple :

Pour F={(x,y,z)R3x+y+z=0}F=\{(x,y,z)\in\mathbb{R}^3 \mid x+y+z=0\} et G={(x,y,z)R3x=y=z}G=\{(x,y,z)\in\mathbb{R}^3 \mid x=y=z\}, on a F+G=R3F+G=\mathbb{R}^3 et FG={0R3}F\cap G=\{0_{\mathbb{R}^3}\}, donc FG=R3F\oplus G=\mathbb{R}^3.

FG0ℝ³(s, s, s)(x, y, z)(x−s, y−s, z−s)
Décomposition d'un vecteur de ℝ³ dans la somme directe F⊕G : le plan F et la droite G sont supplémentaires, et tout vecteur (x,y,z) s'écrit de façon unique comme somme de sa composante sur F et de sa composante sur G.

Exercice 4 : Matrices symétriques et antisymétriques

On note Sn(K)\mathcal{S}_n(\mathbb{K}) l'ensemble des matrices symétriques et An(K)\mathcal{A}_n(\mathbb{K}) l'ensemble des matrices antisymétriques.

  1. Montrer que Sn(K)\mathcal{S}_n(\mathbb{K}) et An(K)\mathcal{A}_n(\mathbb{K}) sont des sous-espaces vectoriels de Mn(K)\mathcal{M}_n(\mathbb{K}).
  2. Montrer que Sn(K)An(K)=Mn(K)\mathcal{S}_n(\mathbb{K})\oplus\mathcal{A}_n(\mathbb{K})=\mathcal{M}_n(\mathbb{K}).
Solution :(cliquer pour afficher)
    • On a 0nT=0n0_n^{\mathsf{T}}=0_n, donc 0nSn(K)0_n\in\mathcal{S}_n(\mathbb{K}). Soient A,BSn(K)A,B\in\mathcal{S}_n(\mathbb{K}) et λK\lambda\in\mathbb{K}. Alors (A+λB)T=AT+λBT=A+λB(A+\lambda B)^{\mathsf{T}}=A^{\mathsf{T}}+\lambda B^{\mathsf{T}}=A+\lambda B, donc A+λBSn(K)A+\lambda B\in\mathcal{S}_n(\mathbb{K}). D'où Sn(K)\mathcal{S}_n(\mathbb{K}) est un sous-espace vectoriel de Mn(K)\mathcal{M}_n(\mathbb{K}).
    • On a 0nT=0n0_n^{\mathsf{T}}=-0_n, donc 0nAn(K)0_n\in\mathcal{A}_n(\mathbb{K}). Soient S,TAn(K)S,T\in\mathcal{A}_n(\mathbb{K}) et μK\mu\in\mathbb{K}. Alors (S+μT)T=SμT=(S+μT)(S+\mu T)^{\mathsf{T}}=-S-\mu T=-(S+\mu T), donc S+μTAn(K)S+\mu T\in\mathcal{A}_n(\mathbb{K}). D'où An(K)\mathcal{A}_n(\mathbb{K}) est un sous-espace vectoriel de Mn(K)\mathcal{M}_n(\mathbb{K}).
    • Soit ASn(K)An(K)A\in\mathcal{S}_n(\mathbb{K})\cap\mathcal{A}_n(\mathbb{K}). Alors A=AT=AA=A^{\mathsf{T}}=-A, d'où 2A=0n2A=0_n, donc A=0nA=0_n. Ainsi Sn(K)An(K)={0n}\mathcal{S}_n(\mathbb{K})\cap\mathcal{A}_n(\mathbb{K})=\{0_n\}.
    • Soit AMn(K)A\in\mathcal{M}_n(\mathbb{K}). On a
    A=12(A+AT)+12(AAT),A=\tfrac{1}{2}\left(A+A^{\mathsf{T}}\right)+\tfrac{1}{2}\left(A-A^{\mathsf{T}}\right), avec 12(A+AT)Sn(K)\tfrac{1}{2}(A+A^{\mathsf{T}})\in\mathcal{S}_n(\mathbb{K}) et 12(AAT)An(K)\tfrac{1}{2}(A-A^{\mathsf{T}})\in\mathcal{A}_n(\mathbb{K}). Donc Sn(K)+An(K)=Mn(K)\mathcal{S}_n(\mathbb{K})+\mathcal{A}_n(\mathbb{K})=\mathcal{M}_n(\mathbb{K}).
    • D'où Sn(K)An(K)=Mn(K)\mathcal{S}_n(\mathbb{K})\oplus\mathcal{A}_n(\mathbb{K})=\mathcal{M}_n(\mathbb{K}).